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Je raccrochais au nez de sale petit prétentieux pourri-gâté sèchement tout en accélérant le pas pour ne pas être
trop en retard.
Si seulement un jour j'avais le cran de lui foutre deux bonnes baffes dans sa petite tête maquillée pour qu'il chiale un bon coup...
Non. Il était de mon devoir de conserver mon self-control.
Il parlait que j'étais la seule assistante (esclave?) à avoir tenu plus d'un mois chez les Tokio Hotel, il me fallait conserver ce titre.
Pour le fric. Au moins.
Je vis le grand immeuble blanc qui habitait les quatre prétentieux et leur staff, je me dépêchais d'entrer à l'intérieur en redoutant la colère de Monseigneur de la Chanson.
Je jetais ma veste sur le porte manteau, mais évidemment, elle tomba juste à côté. Pas le temps de la ramasser. Je me précipitais dans le labyrinthe que sont les couloirs du studio d'enregistrement des
Stâââârs et tentais d'atteindre en faisant le moins de morts et blessés, la Régie.
Comme à mon habitude, je mis une dizaine de minutes à la rejoindre. Quelle idée d'installer un studio d'enregistrement dans tout un immeuble dans le centre de Hambourg?
Du Tokio Hotel tout craché.
Je frappais à la porte (pour une raison obscure j'avais pris l'habitude de frapper) et entrais dans la petite pièce où un silence religieux s'imposait en maître.
Alfred, le mec qui s'occupait de tout ce bazar, de tous ces boutons, était bien vissé sur sa chaise de bureau, écoutant toutes sortes de sons étranges qui émanait d'une enceinte géante.
« Hey Alf'! Quoi de neuf?
« Lena?! » sursauta t'il en me voyant entrer.
Il eut l'air gêné. Apeuré.
Je pressentit la mauvaise nouvelle.
« Alf'?
« Heu...Lena...
« Quelque chose ne va pas? » fis-je en posant mon sac sur un canapé, en m'y installant ensuite.
Il me dévisagea quelques instants, d'un air triste.
« C'est très délicat à te dire... »
Faites qu'il m'annonce la mort de Bill. Pitié.
« Monsieur Bill est...très en colère. Il ne retrouve pas son gel. »
Ça y'est. La messe était dite.
Je sentis mon c½ur jouer de la batterie.
Alfred aimait Bill & Co. autant que moi, mais nous avions pris l'habitude d'appeler chacun des membres du groupe 'Monsieur' au cas où nous serions sur écoute.
Croyez-moi, travailler ici rend vite les gens parano.
Maintenant, réfléchissons à ce que viens de nous annoncer ce cher Alfred.
Bill ne retrouve pas son gel.
Il ne retrouve pas son gel.
Son gel.
Ce sale petit con ne retrouve pas son putain de gel.
Bon. Trois solutions s'offraient à présent à moi.
Soit je
l'aider à retrouver son bien.
Soit j'allais lui en racheter un autre sachant que sa boutique favorite était à 1 heure de marche.
Soit je lui disait gentiment d'aller se faire foutre et je me faisait accessoirement virer.
Étant donné que je n'avais pas une grande envie de parcourir Hambourg à 8 heure du mat' pour trouver du gel à cheveux, je choisis l'option A.
« Merci de m'avoir prévenue. »
Je sortis directement de la Régie et me dirigea vers les ascenseurs. Direction, les appartements.
Je priais pour ne pas tomber sur Gustav qui serait ravi de me raconter en détail ce qu'il aura fait la veille entre 22h et 22h03 (plus de choses que ce que vous pouvez penser, je vous assure!), ni même sur Georg, qui réussirait à me plomber le moral en seulement quelques secondes.
Il va sans dire que je n'espérait pas non plus croiser ni Tom ni leur Manager stupide et vicieux.
Une fois devant les cages de fer, j'appuyais sur le bouton d'appel et attendis que l'un des quatre ascenseurs se décide d'arriver (ascenseurs qui étaient tous comme par hasard au dernier étage).
Ascenseur N°2 m'ouvrit ses portes dans un
'Cling' sonore. J'y entrais et appuyais sur le nombre cinq.
Les étages défilaient rapidement. Trop rapidement.
Si je survivait à chacune des entrevues que je pouvais avoir avec Tom, Gustav ou Georg, j'avais toujours l'impression que j'allais crever comme une chien lorsque je communiquait de quelconque façon avec Bill.
Ce mec est flippant comme pas possible.
Troisième étage. Quatrième étage...
Mince. Dans quelques secondes à peine je serais confrontée à la source de tous mes problèmes actuels.
L'ascenseur s'arrêta et ses portes s'ouvrirent à nouveau toujours avec ce même
'Cling' qui accompagnait le geste.
Je sortis de l'ascenseur sans trop me presser et me dirigea vers l'appartement des jumeaux, alias
Le Temple.
J'entendis un grand fracas de l'autre côté de la porte qui me séparait de Bill.
Il était visiblement de très mauvais poil.
Je frappais trois petits coups timides et attendis une réaction.
Deux secondes...trois secondes...dix secondes...
Pas de réaction.
Alors que je me préparais à redescendre en bas pour me trouver une occupation plus intéressante que d'attendre devant une porte muette, j'entendis la voix de Bill grogner un 'Entre', suivit d'un autre fracas.
J'obéis le plus vite possible (Monseigneur n'aime pas attendre) et pénétra dans l'enceinte du
Temple.
J'atterrit dans un petit couloir sombre qui me mena jusqu'à un petit salon. Salon qui semblait avoir été dévasté par une tornade enragée.
Bill était là.
Comme un fou.
Des objets brisés étaient éparpillés tout autour de lui.
Ses poings étaient serré de colère.
Comment pouvait-on se mettre dans un tel état lorsque qu'on avait juste perdu son gel à cheveux?
Je n'en savais rien. Mais c'était Bill. Alors pas de discussions.
« Je peux vous aider? »
Il se retourna vivement vers moi, en me détaillant du regard, comme si c'était la première fois de sa vie qu'il me voyait.
Il désigna la pièce d'un grand mouvement de bras, et disparut dans la pièce adjacente qui n'était autre que sa chambre.
Okay. J'allais devoir me démerder toute seule.
Le problème avec Bill, c'est que en plus d'être ignoble, il parlait très peu. Enfin, il parlait très peu avec
les gens qui n'en valaient pas la peine. Comme moi.
Je regardais un peu partout en soulevant divers objets (T-Shirts, caleçons, restes de Pizza...) et en cherchant ce qui pourrait bien ressembler à du gel.
Je l'entendis fracasser deux trois autres objets dans sa chambre et revenir comme un fou pour attaquer celle de son frère.
Réfléchissons.
Un mec aussi friqué (et accessoirement narcissique) ne devait pas avoir qu'un seul pot de gel. Si?
Quoiqu'il en soit, si mes souvenirs son bons, les Tokio Hotel étaient partis faire une promo en Russie et étaient revenus il y a deux jours.
Connaissant cette petite tête vide de Bill, il a dû oublié de la sortir de l'une de ses dix valises.
Fière d'avoir trouvé un espoir de solution à la Mission Gel, je balayais la pièce du regard en cherchant ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à une valise.
Je pris la liberté d'entrer dans la chambre de Monseigneur tout en croisant ce dernier qui ressortait énervé de celle de son frère.
La chambre de Bill était une chambre normale. Comme la chambre de n'importe quel jeune adolescent de 17 ans. En apparence seulement. Car lorsqu'on fouillait bien, on retrouvait des lunettes Prada et des Diesel un peu partout.
Je me baissais et fouilla sous le lit de Mister Chanson, et Ô joie, je vis une grosse valise noire traîner dessous.
Je l'agrippais et l'attirais vers moi en tirant de toutes mes forces (Je plaignais d'un seul coup les gens dont le travail consistait à porter les dix valises de Bill).
J'ouvris le bagage noir qui contenait principalement des T-Shirts (noirs), des ceintures (noires), des accessoires divers (noirs) et (OMG!) une vingtaine de petits pots de gel!
J'en pris deux délicatement dans mes mains comme s'il s'agissaient de reliques sacrées et sortit de la pièce tout sourire, ravie de pouvoir annoncer que j'avais trouvé la cachette des petits pots de gel. [
Ca m'fait trop penser à Winnie L'Ourson dit comme ça XDDD ]
Ledit Bill fouillait toujours tel le rageux de base la pièce principale en poussant des grognements colériques principalement composé de jurons.
« Bill! »
Merde. Perdue dans mon euphorie j'avais oublié de l'appeler 'Monsieur'. Faites qu'il s'en foute.
Il me regarda comme si j'étais la dernière des cruches et me lâcha un « QUOI? » plus qu'agressif qui fit redescendre ma bonne humeur en flèche.
Je lui tendis sèchement (un peu trop même) les deux pots de gel qu'il prit avec précipitation sans un merci (pour changer). il s'empressa d'aller s'en tartiner la face dans la salle de bain, en m'ignorant royalement. Je restai là, au milieu du salon dévasté, seule comme la brave conne que j'étais.
C'était ça de bosser avec Tokio Hotel.
Une fois que je fus sûre que Bill n'aurait plus besoin de mes services (une brosse perdue? Un T-Shirt à laver? Faites appel à Lena!), je quittais l'appartement des jumeaux et rejoignis les ascenseurs (qui cette fois, étaient tous au premier étage). J'entrais dans Ascenseur N°4 et remarqua avec exaspération que j'avais oublié mon sac à la Régie, et qu'il allait falloir que j'y fasse un saut avant de réellement débuter la journée.
Une fois descendue de l'ascenseur (qui cette fois avait mis trois plombes à descendre), je me perdis à nouveau dans le dédale du studio.
Une fois devant la Régie, je frappa pour la deuxième fois de la journée contre cette porte (fichue habitude) et entra avec un peu trop de précipitation.
Et pour la deuxième fois de la journée, je fis face à Alfred...et à un des quatre chieurs, j'ai nommé: Tom!
Tom qui d'ailleurs fouillait dans MON sac à mains.
« Tu fais quoi là? »
Tom était le seul membre du groupe que je m'autorisais à tutoyer.
En entendant le son de ma voix il se redressa et me regarda en me faisant un grand sourire. Il avait mon portable à la main ce petit con.
« Attends j'regarde tes photos
« Ah et pourquoi? »
Son sourire s'étira et il me regarda en secouant la tête de gauche à droite histoire de dire « Mon Dieu qu'elle est couillon cette pauvre enfant ».
« J'regarde tes amies. Elle est hyper mignonne elle. » fit il en me tendant mon portable (sans me le rendre) dévoilant ainsi la photo de ma meilleure et fidèle amie: Lizst.
« Elle est pas intéressée » rétorquais-je en tentant vainement de récupérer mon bien.
« Oh. Bon. »
Il me rendit enfin mon portable tout en récupérant sa guitare négligemment posée sur le canapé et en saluant ce bon vieux Alfred d'un « Bye Mec! ».
J'étais étonnée d'avoir pu discuter avec Mister Guitare plus d'une minute sans avoir eu (trop) envie de l'égorger sur place.
Je fais de réels progrès.
J'allais partir de la Régie (avec mon sac cette fois ci) quand Alfred m'interpella.
« Fais gaffe. J'crois qu'il a chopé les numéros de tel' de certaines de te amies
« ... »
Je me retins de jurer contre ce petit enfoiré. Ici, les murs ont des oreilles (fichue paranoïa!).
Bref. J'allais devoir prévenir tout mon répertoire féminin de faire attention si elles reçoivent des coups de fils
suspects.
Je sortis pour de bon de la Régie, non sans oublier de saluer Alfred, puis je me dirigeais vers la réception, histoire de s'informer des nouvelles du jour dans le monde de Tokio Hotel.
La réceptionniste (une jeune fille brune d'environ 27 ans), était à moitié en larmes sur le comptoir, se mouchant parfois dans les factures de téléphones ou d'électricité.
Il fallait arrêter ce massacre.
Je m'approchais de la réceptionniste dont je ne connaissais pas encore le nom (elles démissionnent souvent au bout de même pas deux semaines, pas le temps de les connaître).
« Hey ça va? » lui demandais-je en jetant un coup d'½il à son badge qui indiquait le nom de 'Brenda' [
Clin d'½il à Soushie ;) ]
Elle me lança un regard empli de larmes renifla un bon coup dans un relevé bancaire et commença un faire un speech de sa vie dont je me serais bien passée.
« Y'a une semaine on m'avais dis que j'avais postulé pour être la réceptionniste du studio d'enregistrement des TH! Tu te rends compte la joie que j'ai ressentit à ce moment là?? C'était le plus beau jour de ma vie! Et puis je sais pas ce qu'il a mais Bill, j'le croyais trop sympa. Mais il est super méchant et...et... »
Mais c'est un brave con ma fille, cherche pas.
Je lui lançais un regard compatissant (et faux-cul) en lui disant qu'elle n'était pas toute seule et que tous les employés de ce studio étaient dans le même cas.
« Et qu'est ce qu'il t'as fais? » lui demandais-je par pure et simple politesse.
« Il est venu y'a cinq minutes -Snif- et il..il m'a -Snif- engueulé sans aucune raison! Il m'a dis que j'étais une incapable et que j'avais deux mains gauches alors que j'essaie de faire en sorte que tout sois parfait pour lui! Je lui ai dis même! -Snif- »
Mais quelle lèche-cul!
Je la consolais toujours avec cette même hypocrisie.
Ne croyez pas que je suis insensible!
Mais des filles comme ça. J'en vois par centaine.
Dans le monde de Tokio Hotel, faut savoir bazarder sa fierté, sa dignité, et la remplacer par un bon gros c½ur de pierre bien dur.
Mais ça, même moi je n'y parviens pas en totalité.
Soit.
Je laissais Miss Réception un peu rassérénée par mes paroles, et me dirigeais vers ce qui me servait de lieu de travail, c'est à dire une pièce composée de deux canapés noirs, un palmier mourrant, une table basse, un grand bureau, des feuilles volantes éparpillées et quelques stylos.
Je m'écroulais sur le plus proche des deux canapés, déjà épuisée par ce vulgaire début de journée.
Je fermais les yeux quelques instants, profitant du silence religieux de la pièce où je travaillais (on ne pouvait décemment pas appeler cela un bureau).
J'entendis des bruits de pas dans le couloir.
Des pas qui m'étaient très familiers.
Oh Non! CODE ROUGE!
J'ouvris les yeux brusquement et me jetais littéralement derrière mon bureau en faisant mine d'être archi-occupée.
J'étais prête à le recevoir.
Les pas se rapprochaient.
Puis il entra sans frapper à la porte.
« Hey! Lena! T'es pas venue me dire bonjour ce matin!
« J'étais occupée...David. »
David Jost. Le crétin des crétins. Le roi des abrutis. Le seigneur des absurdités.
Qu'est ce qu'il me voulait encore?
Soit il venait pour me refiler du boulot en plus.
Soit il venait pour strictement et absolument
rien.
« T'es en courant pour la fête que donne Bravo dans une semaine? » me dit il en regardant ses ongles.
« Heu non...
« Enfin bref, on s'en fous. J'veux que tu t'arranges pour que Tokio Hotel soit invité. Point barre.
« Heu...Bien sûr David. Et vous avez besoin de quelque chose d'autre?
« Non ma mignonne! Ce sera tout...pour cette fois! »
Il me fit un clin d'½il plus qu'évocateur et me laissa seule face à ma nouvelle tâche.
Depuis mes trois mois au service de Bill & Co. j'avais vite appris à détester les fêtes.
C'était toujours lors de leur préparation que je devais passer le plus de temps avec le groupe (notamment pour leur expliquer qu'il ne faudrait pas qu'il se bourrent la gueule comme des défoncés, au moins pour l'image du groupe).
J'allumais le PC trônant comme un roi sur le bureau et patienta pendant environ vingt minutes, le temps qu'il s'allume.
Je fouillais dans le répertoire informatique pour trouver le numéro de téléphone de Bravo, et m'apprêtait à faire de la lèche à des secrétaire pour permettre à quatre égoïstes d'aller festoyer.
Quelle vie magnifique!
Je composais donc le numéro trois fois avant de tomber enfin sur une personne, qui évidemment était plus que « râââvie » d'accueillir les Tokio Hotel à la fête de Bravo.
Je raccrochais en poussant un soupir las.
Maintenant j'allais passer à ma première (seconde?) mission chiante de la journée.
Courir après ces quatre sauvageons que sont les Tokio Hotel pour les prévenir qu'une fête
importante aura lieu dans 7 jours, qu'ils devront y être, qu'ils le veuillent ou non, qu'ils devront être présentables et tout ça sans trop les amocher.
La journée allait être plus que pourrie. Je le pressentais.
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Hey! =)
C't'encore Mouah!
C'toujours bien?
J'continue toujours? ><
Je sais que j'fais un tableau assez particulier des TH
Mais j'les adore, ne vous méprenez SURTOUT PAS v_v'
Enfin bon.
S'passe pas grand chose pour l'instant =)
Mais z'allez voir mes ptit's z'amis...z'allez vouaaar <.<
BAILLE BAILLE 8D